Ce samedi 27 mars 2021, les femmes de la communauté bahá’íe de Kinshasa ont invité leurs congénères à une matinée de réflexion sur le thème : « La femme au cœur des activités de construction communautaire ». Un thème qui s’amarre à celui de la journée de la femme : « Leadership féminin d’excellence, Société égalitaire et numérique à l’ère de la Covid-19 »

Combattre l’ignorance des femmes et des hommes à travers l’éducation

Dans son intervention, Mme Mayika Mansueki, membre de la communauté bahá’íe, a montré comment les femmes sont au cœur de l’activité humaine durant tout son parcours terrestre principalement en tant qu’éducatrice. Les femmes devront acquérir des capacités et vivre les valeurs qui leur permettront de participer activement à la vie de la communauté. La femme doit s’efforcer d’incarner un cheminement qui la conduit vers sa pleine souveraineté et l’éloigne d’une condition qui encore trop souvent la relègue à l’état d’objet comme si elle faisait partie du décor.

Intervention de Mme Mayika Mansueki

L’influence pour la transformation de nos communautés est à ce prix d’urgence. Les femmes doivent se former et s’informer, notamment en recourant à l’éducation continue car de même qu’un aigle à l’aile brisée ne peut espérer prendre son envol, une humanité sans femme éduquée ne peut se développer.

Combattre l’ignorance des femmes et des hommes, transmettre les valeurs spirituelles, morales mais aussi intellectuelles, devraient être au cœur des préoccupations des femmes. A la lumière de cette évolution, leur participation active dans la prise des décisions deviendra une réalité qui impactera sur l’avancement de la société de manière durable. À travers l’inculcation des comportements de santé publique de base notamment protecteurs contre la maladie à coronavirus ainsi qu’à travers l’acquisition des compétences intellectuelles  à la jeune génération sans distinction de genre, les femmes peuvent asseoir leur leadership. Celui-ci devient un rôle naturel pour maintenir l’équilibre au sein la société humaine. L’avenir radieux de l’humanité repose dans sa capacité à construire une cohésion des genres au service de la cohésion sociale comme conditions inhérentes à la mutation de notre société.

Tirer bon profit du monde numérique

Mme Marie Claire Faray

Quelques invitées ont partagé leurs satisfaction de voir les femmes bahá’íes se mobiliser pour promouvoir le bien-être de la femme. Mme Marie Claire Faray, Chercheuse en microbiologie, engagée dans la promotion de la cohésion des genres et des droits des femmes au sein de l’ONG internationale WILPF (Women’s International League for Peace and Freedom), a notamment encouragé les femmes à profiter des avantages qu’offrent les plates formes numériques pour se former, parfois gratuitement, et renforcer leurs capacités. « La femme est la clé du développement de ce pays », a-t-elle conclu. 

Sur le même sujet, madame Antoinette de la Division Urbaine Genre, Familles et Enfants, accompagnée de sa collègues Françoise Mandokolo, ont renchéri en insistant sur l’excellence. « Une chose est demandée aux femmes aujourd’hui : c’est de viser l’excellence ». Le futur de l’humanité se tourne vers la digitalisation des différents domaines de la vie. Si les femmes ne se familiarisent pas avec l’outil informatique, si elles ne visent pas l’excellence, elles prendront du retard et verront s’accentuer l’écart entre elles et les hommes quant à l’accès à l’information et aux ressources disponibles.

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Mme Antoinette de la Division Urbaine Genre, Familles et Enfants.

Cette rencontre s’est déroulée dans une ambiance rythmée par des chansons engageantes sur l’importance et le rôle de la femme dans la société et par des récitals sous forme de saynètes avec lesquels les jeunes et les enfants ont mis leur art au service de notre éveil en magnifiant de la sorte l’amour et le respect qu’ils portent à leurs sœurs, leurs mères, leurs tantes et leurs grand-mères.

Pour l’occasion, près de cent personnes étaient présentes au Centre national bahá’í, Commune de Limete, 8ème rue, Quartier résidentiel