Vie Dévotionnelle

Les travaux de construction de la Maison d’Adoration Nationale en bonne progression !

Kinshasa 12 mai 2021 – Depuis la cérémonie de pose de la première pierre le 18 octobre 2020 qui a donné le go des travaux de construction, le projet d’érection de la Maison d’Adoration nationale poursuit allégrement son bonhomme de chemin malgré quelques perturbations dues notamment à la pandémie de covid-19.

Dès le 21 octobre 2020, une réunion de prière a été organisée, unissant l’équipe bahá’íe et celle de l’entrepreneur sur l’emplacement même où devrait être érigée la Maison d’Adoration. Après des travaux de terrassement destinés à préparer la plate-forme servant de base à la fondation du Temple, une nouvelle étape a débuté. Dès novembre 2020, il a été procédé aux travaux de maçonnerie servant à coffrer la fondation, puis à l’installation des armatures disposées au fond de la tranchée de la fondation. Cette fondation est destinée à supporter les charges des éléments principaux du Temple : le dôme, le balcon, ainsi que 9 colonnes inclinées qui portent les escaliers menant au balcon et qui constituent les piliers soutenant la superstructure. En février 2021, les travaux de la fondation ont été conclus par le coulage du béton de la dalle du plancher.

Travaux de preparation de la plateforme servant de fondation au Temple
Coulage du béton de la dalle du plancher

Les travaux d’élévation de la structure du Temple se poursuivent par l’élévation de neuf colonnes porteuses en béton armé. Ces colonnes constituent l’élément principal qui soutient toute la structure tant sur le plan esthétique que pratique. Elles sont parfaitement intégrées dans l’espace ; les motifs intérieurs décoratifs serviront à la fois de marches et de contre marches des escaliers.  Le béton de la dalle du balcon a été ensuite réalisé simultanément avec les neuf colonnes porteuses.

Le centre des visiteurs

Le centre des visiteurs en cours de construction

Les travaux de construction de la Maison d’Adoration se font concomitamment avec l’érection d’un centre des visiteurs : un bâtiment conjoint au Temple, dédié à la réception des visiteurs et à la présentation de la foi. Cette dynamique renforcera l’importance de la Maison d’Adoration nationale. Elle sera une source de renseignements universels et de qualités pour témoigner aussi au fil du temps, des arts, de la diversité culturelle et de leur importance dans la participation communautaire pour exercer une influence constructive dans la cohésion sociale de notre évolution commune. Dans ce sens, cet établissement conjoint au Temple est très bien placé pour jouer un rôle unique d’accueil et d’orientation auprès des visiteurs sur le site.

Le centre des visiteurs rendra ainsi la Maison d’Adoration un « centre collectif de la société pour promouvoir l’affection cordiale », « un lieu de culte universel ouvert à tous les habitants d’un lieu, quels que soient leur affiliation religieuse, leur milieu d’origine, leur appartenance ethnique et leur sexe. »

Un centre de rayonnement culturel et spirituel

Les travaux qui se déroulent sur le site du Temple sont de deux types. La construction du Temple national et du centre des visiteurs sont confiés à un entrepreneur alors que le développement du site est ouvert à la participation de la communauté. Les volontaires participent avec joie aux différents travaux d’aménagement et de développement de l’espace. Il en ressort une double valorisation.  D’une part, ils participent à l’avancement des travaux de développement du site du Temple dans une atmosphère de dévotion et de service, et d’autre part, ils renforcent leurs propres capacités en acquérant des connaissances et des compétences dans différents domaines de la vie et du service à l’humanité, connaissances qui pourront leur servir au-delà de leur service au site du Temple.

Certains parmi les volontaires sont formés à la plomberie, d’autres aux techniques de jardinage. Tel un « aimant [qui attire] les confirmations divines », le projet de la Maison d’Adoration nationale offre ainsi un espace où les membres de la communauté peuvent s’épanouir à travers le service et la dévotion.

Des volontaires faisant du jardinage

Plus qu’un bâtiment

L’expérience de la communauté bahá’íe en RDC montre que le concept de la Maison d’Adoration va au-delà d’une maison physique. Ce concept est au centre de l’émergence de nouvelles habitudes basées sur l’amélioration de l’individu pour une meilleure participation à l’épanouissement de la communauté et qui se renforcent au fur et à mesure qu’un nombre de plus en plus grand de personnes les mettent en pratique. Partout où ils se trouvent, les amis baha’is sont appelés à expérimenter, dans leur microenvironnement, la participation universelle qui associe ingénieusement et naturellement dans leurs efforts, le service à leurs semblables et l’adoration au Créateur.

Ces efforts ont conduit à une reconsidération de certains concepts dans la société tels que la place de la religion dans la société en tant que force unificatrice des peuples lorsqu’ils s’associent volontiers aux adeptes d’autres religions pour prier, consulter ou mener ensemble des activités d’intérêts communautaire. Ou sur l’égalité des genres lorsque dans leurs consultations, les avis de tous sont accueillis avec enthousiasme et que la femme participe activement au développement de la communauté ayant droit à la même considération que tout autre membre masculin au sein de celle-ci. Ou encore sur la cohésion sociale lorsque les différentes forces sociales sont encouragées à contribuer au bien-être communautaire.

A travers ces activités, intimement liées au concept de la Maison d’Adoration, se crée un espoir grâce à de nouveaux apprentissages qui apportent leurs contributions à l’amélioration de la société. En faisant nôtre cette nouvelle institution, nous expérimentons la manifestation d’un « havre où se plonger dans la plus profonde contemplation de la réalité spirituelle et des questions fondamentales de la vie [favorisant] la responsabilité individuelle et collective du mieux-être de la société ; [embrassant] dans son étreinte hommes et femmes, enfants et jeunes en tant qu’égaux. »