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L’experience d’Azamát Mangi : Classe d’enfants à Kinshasa

 L”expérience des classes d’enfants   

 

Azamat Minga111

 

« J’encadre vos enfants pour qu’ils développent les vertus divines telles que la générosité, la justice, la véracité, la sincérité et l’amour, dans la première année… ». 

 

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« Dans la deuxième année, nous traitons des sujets relatifs à la conduite, pour cultiver chez les enfants les habitudes et les modèles d’une conduite qui reflète les qualités abordées dans la première année.

 
Enfin, dans la troisième année, nous aidons les enfants à établir un lien dans leur esprit, entre ces modèles de conduite et la connaissance de Dieu à travers Ses Manifestations… ».
 
                             (Azamat Minga)
 
  
 

Au départ, ce n’était pas facile pour Azamát Mangi d’encadrer les enfants dans l’agglomération de Bobongo, surtout tenant compte des préjugés religieux qui caractérisent l’environnement. Mais son effort infatigable, d’entrer en contact avec les enfants eux-mêmes, puis les parents, a permis d’arriver à ce stade.

Azamat Minga 1(Groupe des pres-adolescents née de la Classe d’Azamat) 

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Cet encadrement a connu beaucoup de défis, notamment les mouvements de départs et d’arrivées. Il y a eu des cas de déménagement et de curiosité chez certains enfants qui voulaient s’associer à ceux encadrés par Azamát et qu’il fallait accompagner pour qu’ils trouvent leur place. Ces apprentissages d’encadrement ont parfois ralenti le rythme des leçons car chaque fois qu’il y avait un nouvel enfant, l’animatrice se sentait dans l’obligation de reprendre les leçons précédentes pour permettre à ce que tous les enfants soient dans une même démarche de compréhension pour avancer ensemble.
 

classe enfant1(Une classe d’enfants a Kinshasa) 

Dans la commune de Lemba, au quartier administratif de Livulu, précisément dans l’agglomération de Bobongo, une jeune baha’ie s’est lancée dans l’encadrement des enfants de son quartier. Cela fait 7 ans qu’Azamát Mangi a eu l’initiative d’accompagner ces enfants.

« Mes enfants sont tellement brillants que je trouve qu’ensemble, on peut améliorer le monde »

Aujourd’hui certains d’entre eux sont devenus des jeunes de 15 et de 16 ans. Pour y arriver, Azamát Mangi raconte qu’elle était allée voir le chef du quartier pour lui expliquer le bien-fondé de son action. Elle avait fait valoir l’importance de l’éducation des enfants, selon la vision baha’ie. Ce dernier lui dira qu’il avait déjà entendu parler de la Foi Mondiale Baha’ie mais en dehors de la République Démocratique du Congo.  

Au début Azamát démarra avec un noyau de 7 enfants dont l’âge variait entre 8 et 9 ans, pour la plupart des filles et aujourd’hui ces enfants sont dans le programme des préjeunes (de 12 à 15 ans) où ils développent l’esprit de service désintéressé. D’autres plus âgés ont commencé la formation suivie par Azamát en débutant la séquence des cours de l’Institut qui leur permettra de devenir à leur tour des animateurs dans leur environnement pour encadrer les enfants à partir de 5 ans… 
 
« L’une des caractéristiques que j’ai trouvé chez mes enfants est qu’ils comprennent mieux les concepts, ils mémorisent facilement. En étant dévoués, ils apprennent naturellement comment adopter un comportement noble et louable. Ils ont compris que le monde n’est pas parfait. Dans notre milieu, il y a des préjugés, mais ensemble, nous avons prouvé que nous pouvons être meilleurs, car nous visons la paix. La plupart des habitants de notre quartier ont un langage acéré, explique Azamát Mangi, pourtant cela commence à changer petit à petit, avec l’encadrement des préjeunes (de 12 à 15 ans) et des jeunes (à partir de 15 ans). Depuis que nous avons appris la citation : 

“un langage bienveillant est l’aimant qui attire les cœurs des hommes”

                            -(Baha’u’llah)

“Mes enfants ont compris que développer un bon langage donne plus de compréhension entre les hommes et éloigne davantage les désaccords. Aujourd’hui ils font l’effort de mettre cela en pratique »  

Les parents des enfants de cette partie de la commune de Lemba, à Kinshasa, capitale de la République Démocratique du Congo, font confiance aux enseignements bahá’is grâce à l’encadrement bénévole des animateurs. Dans cet encadrement, il ne s’agit pas seulement de développer les vertus et les qualités spirituelles, il est aussi question d’apprendre à mieux s’exprimer.  
 
L’expérience d’Azamát Mangi en dit long :  Dans une des leçons, les enfants ont appris le mot “indécis”. Une des apprenantes a utilisé ce mot chez elle en famille, à la grande surprise de ses parents. Interrogée sur l’origine de ce mot, l’enfant a répondu qu’elle l’a appris dans son groupe de préjeunes et en a même expliqué le sens.  

Et depuis, les parents de l’enfant ont renforcé leur confiance en nous car ils observent les progrès significatifs chez leur enfant. Ils étaient même présents lors des célébrations des fêtes jumelles et du Bicentenaire de la naissance de Baha’ú’llah.  

Certains parents ont approché l’animatrice des classes d’enfants et du groupe des préjeunes pour plus d’explications sur cet encadrement. 

Dans ces classes, les enfants apprennent à mémoriser des prières pour enfants, des citations des écrits baha’is empreintes de sagesse pour inspirer un comportement exemplaire et je leur raconte des histoires qui forme le caractère grâce aux enseignements qu’elles permettent de comprendre.
 
Enfin, nous canalisons de manière positive l’énergie des enfants grâce à des jeux coopératifs et au développement des talents artistiques avec les dessins qu’ils réalisent pour retenir la qualité spirituelle apprise durant la leçon du jour. » Cela a été l’une des conversations qui a marqué les parents de ces enfants et des préjeunes, se réjouit Azamát.

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